L'auto-édition, faut-il la privilégier à l'édition classique ?
La difficulté de voir son manuscrit accepté, le manque d'implication des éditeurs, les faibles revenus, des contrats peu scrupuleux, sont autant de bonnes raisons d'hésiter à se lancer dans l'édition. L'auto-édition s'annonce aujourd'hui comme une bonne alternative au parcours traditionnel.
Mais pourquoi donc ?
L'auto-édition, qu'est-ce que c'est ?
Dans le cadre d'un roman auto-édité, l'auteur prend en charge l'édition de son ouvrage, la diffusion et la promotion, sans passer par l'intermédiaire d'une maison d'édition.
De nombreuses plateformes sur Internet comme ou Amazon KDP , Librinova ou The Book Edition permettent de publier soi-même son livre avec ou sans accompagnement.
Pourquoi fuir les maisons d'éditions ?
La réalité est la suivante : beaucoup de Français ont la passion de l'écriture. Les maisons d'édition à compte d'éditeur doivent trouver la perle rare qui plaira à leurs lecteurs et, dans un soucis de rentabilité, qui se vendra le mieux. Elles reçoivent des milliers de manuscrits chaque mois et doivent les trier pour n'en garder qu'une dizaine.
Certaines maisons d'édition reçoivent même plus de manuscrits qu'ils n'ont de lecteurs !
L'auto-édition permet donc de donner une chance à son roman. Elle permet également de garder la main sur son image et de contrôler le marketing. De plus, l'auteur n'a pas de contrat à signer et est à l'abri des abus.
Une garantie financière
En France, en moyenne, seulement 7 % du prix d'un livre correspond aux droits d'auteurs. Le reste revient à l'éditeur, à l'imprimeur et aux diffuseurs. Triste constat quand on sait qu'un roman peut mettre des années à s'écrire.
L'auto-édition permet de rémunérer plus justement l'auteur (par exemplaire vendu). En revanche, le coût d'impression est généralement plus élevé (à cause du faible nombre d'exemplaires) et les frais de diffusion sont à la charge de l'auteur. Celui-ci peut néanmoins fixer le prix de son ouvrage.
Des préjugés qui persistent
L'auto-édition est victime de préjugés. On accuse souvent les auteurs indépendants d'être des amateurs et donc de pondre des manuscrits truffés de fautes d'orthographes.
Si cela peut s'avérer vrai pour certains, les auteurs les plus impliqués vont faire appel à des bêta-lecteurs et des correcteurs pour affiner leur roman et le faire corriger.
Conclusion
L'auto-édition est un moyen alternatif de contrer les dictats des maisons d'éditions. Il comprend, comme chaque chose, des points positives (indépendance, meilleure rémunération par livre vendu...) et des points négatives (plus de temps et d'énergie, savoir promouvoir son livre...).

